Levalet, l’insoumis parisien

On a beau critiquer les fonctionnaires, parfois, c’est chouette aussi pour autrui. La preuve en street-art avec Levalet, l’homme au papier Canson et au crayon HB. De jour, il donne aux élèves. De nuit, il donne aux badauds parisiens.

Découvrez également l’interview de Levalet sur Minicom et plus de photos sur le site Levalet.

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Du street sans être street

Levalet est un amoureux des rues dont l’art s’exprime pleinement par l’assemblage. Le papier kraft blanc est son support, l’encre de Chine son terrain de contraste, la colle son véhicule, les aspérités urbaines son terrain de jeu.

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Du chevalier au photographe, du funambule au moralisateur, le champ d’utilisation de l’homme est vaste, toujours prenant, accrocheur. «Je n’ai pas de message précis à faire passer», dit-il. Mais il y a toujours ce petit sédiment de réflexion, souvent amené par la subtile couleur d’un livre, d’un canard en plastique, témoins d’un monde complexe où rouge à lèvre n’est pas synonyme de vacuité mentale, où urbanisme n’est pas synonyme de morosité.

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Et cet homme aussi est poétique. Sous son trait, les barrières se transforment en fils d’équilibristes, les alcôves en lieu où l’on vient s’y poser, réfléchir. Comme un appel encore muet à toi, ô parisien pendulaire qui passe ton chemin sans jamais observer ce qui t’entoure.

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A propos hugovan

Ivan, jeune garçon qui suppute que la vie n'est autre qu'une avalanche de choses à engloutir avant de se faire manger tout cru par la morosité de l'adulterie, essaie de vous tendre la petite cuillère avec ce petit goût de nouveau dedans et de vous en mettre l'eau à la bouche.
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